Compte-rendu de la réunion téléphonique avec la DRH du 20 mars 2020

La DRH a mis en place des réunions téléphonique avec les représentants des organisation syndicales chaque vendredi pour la période de confinement.

Ces réunions, ce tenant cependant dans un forma réduit (deux représentants par syndicat) sont l’occasion de faire un point sur la situation et de faire remonter les questions que ce posent les collègues.

 

Vendredi dernier, 20 mars, nous avons obtenu les précisions suivantes :

 

  • Prime de TAD : Bien que non prévue dans le cadre du PCA, l’Ucanss étudie la possibilité de la verser

 

  • Paie : elle sera versée normalement à tout le monde connecté ou pas seul certaines notes de frais ne sont pas encore prises en compte

 

  • Prime d’intéressement, deux questions :
    • quelle date de paiement (pour la prime 2020 basée sur les indicateurs de 2019) ?
    • la période PCA sera-t-elle neutralisée pour le calcul des objectifs 2020 pour la prime de 2021 ?

 

  • Report des congés : Pas de possibilité de report des congés posés validés suite à une décision de l’Ucanss (depuis des assouplissements ont été apportés dans un A la Volée)

 

  • Utilisation du téléphone portable personnel : un remboursement du dépassement est envisagé

 

  • A ce jour ½ douzaine de salariés URSSAF ont déclaré avoir le virus (évaluation sur les symptômes, les personnes n’ont pas été testées)

 

  • Tickets Restau . toute personne travaillant a droit au TR
  • PCA : La direction n’a pas encore de chiffre concernant le nombre de personnes connectées

    A ce jour ½ douzaine de salariés URSSAF ont déclaré avoir le virus (évaluation sur les symptômes les personnes n’ont pas été testées)

 

La prochaine réunion téléphonique avec la DRH sera le vendredi 3 avril. Si vous avez des questions, faites-les nous remonter.

 

Coronavirus Recommandations et mesures gouvernementales en matière sociale

Pour le Gouvernement, il résulte de l’article L.4121-1 et L.4122-1, que le travailleur doit se conformer aux instructions de son employeur en fonction de la situation de l’entreprise et de sa propre situation. Dès lors que le stade 3 est déclenché :

  • En matière de Télétravail : L’employeur peut mettre en télétravail les postes qui le permettent.  
  • De plus, la loi d’urgence sanitaire adoptée le 22 mars stipule que l’employeur pourra imposer une semaine de congés payés pendant le confinement mais si et seulement si un accord est négocié dans les entreprises ou dans les branches.
  • Il peut unilatéralement mettre en télétravail le salarié et modifier la date des congés déjà posés.

L’employeur pourra utiliser les jours de RTT, du compte épargne temps, les jours de repos pour les salariés en forfait jours de façon unilatérale. Pour la CFDT, ces nouvelles dispositions nécessitent que dans chaque entreprise, par le dialogue social, soient définies les dispositions d’organisation du travail les mieux à même de faire face à la situation de crise actuelle.

A noter que certaines mesures prévues par la loi d’urgence sanitaire seront précisées par des ordonnances qui sont à venir.

 

  • En matière de garde d’enfant de moins de 16 ans suite à la fermeture des crèches, écoles, collèges, lycées : le décret du 9 mars indiquait clairement que l’arrêt de travail était réservé aux seuls salariés qui n’étaient pas en mesure de télétravailler. La procédure mis en place : attestation du salarié, déclaration en ligne de l’employeur de l’arrêt de travail et déclenchement des indemnités journalières et des compléments de salaires sans carence n’équivaut pas à un arrêt de travail médicalement prescrit.

A ce titre, l’employeur peut revenir sur sa déclaration si entre temps, il a mis en œuvre les moyens de télétravailler.

  • Alerte : Concernant les salariés qui ont moins de 6 mois d’ancienneté : l’employeur ne prend pas en charge le salaire entier, seul le montant des Indemnités Journalières sera versé. C’est l’application de l’Article 41 de la Convention Collective Nationale des Employés et Cadres des organismes de Sécurité Sociale :

En cas de maladie, quelle que soit l’affection entraînant un arrêt de travail justifié dans les conditions prévues au règlement intérieur type, les agents comptant au moins six mois de présence dans un organisme visé par l’ordonnance du 2 novembre 1945 seront appointés de la façon suivante :

  1. a) Le salaire entier pendant une période de trois mois à dater de leur première indisponibilité, s’ils comptent moins d’un an de présence à la date du premier arrêt de travail dans un organisme visé par l’ordonnance du 2 novembre 1945.
  2. b) A salaire entier pendant six mois et à demi-salaire pendant trois mois s’ils ont un an de présence ou davantage.
  • En matière de droit de retrait : L’article L.4121-1 impose à l’employeur de prendre toutes les mesures nécessaires afin « d’assurer la sécurité et la santé physique et mentale des salariés ». Si l’employeur a respecté les mesures dites « barrière » et les recommandations nationales mises à jour le 20 mars 2020, le droit de retrait individuel ne peut en principe pas être mise en œuvre.règles de nettoyage des surfaces : nettoyer et désinfecter deux fois par jour : les poignées de portes, les boutons d’ascenseur, les interrupteursCoronavirus les poignets de toilettes, les comptoirs, les surfaces des écrans tactiles, les claviers. en cas de contentieux c’est le juge saisi par l’employeur qui tranche et s’il estime que l’employeur a respecté son obligation de résultat de sécurité, la sanction du salarié pourra aller jusqu’au licenciement pour faute grave.Le secteur Sécurité sociale reste à votre disposition, et n’hésitez pas à nous interpeller.Et surtout, prenez soins de vous.

 

  • Et n’oubliez pas de nous faire remonter vos interrogations pour les audioconférences avec les Caisses nationales qui commencent ce mercredi.
  • la liste des personnes fragiles (pathologies ou situation médicale) a été précisée et peut être consultée sur le site d’informations CORONAVIRUS mis en place par le gouvernement.
  • Les recommandations nationales concernent en plus des gestes barrières des obligations en terme de nettoyage et désinfection des locaux et matériels :

Messsage de Laurent Berger

Bonjour à toutes et à tous,

 

En réponse à la crise sanitaire que traverse le monde et notre pays les autorités publiques ont appelés à un certain nombre de mesures individuelles et collectives. Parmi celles-ci, un confinement important pour éviter les contacts physiques, avec un impact très fort sur tous les travailleurs. Evidemment, l’impact n’est pas le même selon les secteurs professionnels et les situations individuelles. Il y a ceux qui sont en premières ligne, je pense aux agents des hôpitaux mais aussi des Ephad, aux aides à domicile ainsi qu’aux travailleurs du social.

Je pense aussi aux salariés et aux agents de divers champs professionnels, qui continuent d’aller travailler, par devoir ou parce qu’ils n’ont pas le choix, parfois la peur au ventre parce que les conditions de sécurité ne sont pas bonnes. Je pense enfin à tous les précaires qui sont, comme souvent, les premiers concernés par les pertes d’emploi, mais aussi les plus invisibles.

 

Cette crise bouleverse également le quotidien des militants syndicaux que nous sommes. Mais j’ai pu voir ces derniers jours une CFDT mobilisée comme jamais, à tous les étages de l’organisation. Avec une rapidité exemplaire, chacun a interrompu son quotidien pour se mettre à disposition, là où il était le plus utile. A l’écoute des travailleurs, pour répondre à leurs questions, parfois angoissées, pour les défendre lorsque c’est nécessaire, pour les soutenir, lorsqu’ils ont besoin d’aide.

 

C’est aussi cela le sens de notre syndicalisme : prendre la mesure des défis à affronter, et, collectivement et individuellement, prendre sa part de responsabilité, sa part de solidarité. C’est souvent par temps de crise que se révèlent les individus et les organisations.

Aujourd’hui, je suis très fier de nous, parce que nous sommes encore une fois au rendez-vous, à notre place d’organisation syndicale. Pour cela, bravo et merci à chacune, chacun d’entre vous !

Cette période spéciale que nous vivons ne fait que commencer, nous allons devoir tenir dans la durée. Alors restons aussi attentifs aux uns et autres, solidaires y compris entre nous. Continuons de relayer la vie des travailleurs et de proposer, de nous engager pour les protéger.

Je suis persuadé que dans quelques semaines nous serons tous très heureux de nous retrouver pour travailler et militer dans des conditions plus classiques. Nous reprendrons alors le fil de notre activité.

D’ici là courage et pensée pour toutes et tous.

Bonne santé à toutes et tous.

Amitiés syndicales

Laurent Berger

Déclaration à la séance du Comité Social et Economique du 26 février 2020

Les dernières séances du CSE, tout comme celles du CE avant lui, ont été l’occasion de témoigner sur la situation des agents qui intègrent les nouveaux locaux (Lieusaint, Champs) ou qui voient leur site remanié à l’occasion de leur intégration dans Urssaf 2020 (Saint-Ouen, Dammarie).

Problèmes d’éclairage, de bruit, de chauffage, matériels manquants, en panne ou détériorés, connexions et wifi défaillants.

Tous ces problèmes nous sont exposés invariablement lors de nos tournées de prises de parole.

Ce n’est pas la bonne volonté des personnels des services immobiliers, RH ou informatique qui est mise en cause dans ces nombreux dysfonctionnements que subissent nos collègues. Il apparait à l’évidence que tous ces désordres résultent en grande part de la procédure budgétaire mise en place pour ces opérations et de la mise en œuvre du projet URSSAF 2020.

Nous comprenons bien la mécanique d’acquisition ou de location « en état de futur aménagement » c’est-à-dire en laissant le promoteur se charger des travaux d’aménagement, puisque le bâtiment n’est après-tout pas notre cœur de métier, mais ce contre quoi nous protestons, c’est le niveau des dotations budgétaires plus qu’insuffisantes qui conduisent immanquablement à cette non-qualité que nous subissons lors de l’entrée dans chacun de nos sites.

Nous savons bien que l’entrée dans un nouveau local s’accompagne le plus souvent d’une période où l’on « essuie les plâtres » mais si cette phase est tolérable pour un projet personnel, elle ajoute du stress et de la pénibilité pour un déménagement subi, ce qui est le cas pour la majorité de nos collègues.

Mais au-delà de toutes ces malfaçons – dont on espère qu’elles pourront se régler – et au-delà de ce choix si décrié des implantations en open-space qui font l’unanimité contre elles, les témoignages recueillis chez nos collègues des sites pointent du doigt l’incroyable impréparation et le manque d’anticipation de ce projet.

Nos tournées nous font invariablement prendre conscience de l’aggravation du stress, allant parfois jusqu’à de la souffrance, pour certains de nos collègues.

Les déménagements par vagues placent certains de nos collègues dans des situations invraisemblables : postes non pourvus dans divers sites (correspondant bureautique, GLRH), manageurs qui font la navette entre plusieurs équipes…

Les journées d’entraides de plus en plus fréquentes, les glissements incessants de comptes cotisants font perdre tout repère à chacun et font perdre à chacun la notion de ce qu’est son travail. Force est de constater que l’entraide devient la règle, qu’une habitude de travail dans l’instant se généralise et que le suivi des dossiers se perd.

On ne parle plus que de stocks et d’objectifs, et cette culture de la productivité qui se répand a pour effet de nuire à la qualité du traitement des dossiers et induire encore un peu plus de stress pour les collègues.

Et personne n’est épargné nulle part.

Les inspecteurs ont parfois le désagrément de se trouver affectés sur un secteur qui n’est absolument pas celui qu’on leur avait annoncé, de se trouver surchargés de dossiers relevant d’un secteur inconnu. Sans compter la part de désagrément liée aux sites : à Champs-sur-Marne par exemple, le logiciel permettant la gestion des places de parking les jours de remises n’est toujours pas disponible.

Et que dire de nos collègues qui viennent des ex-caisses du SSI ? Leur arrivée les laisse parfois un moment sans connexion, voire sans outil, voire même sans accompagnement.

Quant aux collègues de Saint-Ouen, ils se demandent encore où est l’accompagnement de l’Urssaf dans leur intégration, tant ils ont le sentiment d’être oubliés.

« Intégration ? Quelle intégration ? » nous disent-ils.

Et que dire des formations – parfois bien organisées – mais souvent malheureusement approximatives, voire inadaptées ? Elles ressemblent bien souvent plus à une simple initiation, tournant même au « débrouille toi » avec un paquet de modes opératoires à la clef.

La tension monte dans tous les secteurs et des problèmes que l’on pourrait qualifier de secondaires, comme des toilettes bouchées, des lunettes de WC inadaptées ou du papier manquant (il va sans dire que cette liste n’est pas exhaustive) créent une surenchère au mal-être des personnels.

La CFDT qui, on le rappelle, pas plus que nos collègues, n’a voulu ce projet demande :

  • Que soit enfin prise en compte la souffrance dans laquelle le projet URSSAF 2020 place nos collègues.
  • Qu’un véritable accompagnement soit mis en place.
  • Que les mesures visant à prendre en compte de la charge de travail soient pilotées autrement qu’à courte vue.
  • Qu’un chantier, à la mesure des attentes du personnel et des résultats attendus par la tutelle, soit engagé afin de fournir à nos collègues des outils « performants » pour accomplir leur travail.
  • Qu’un réel effort de distinction entre « ressources humaines » et « ressources matérielles » soit fait. Des moments et des espaces de convivialité ne peuvent suffire à reconnaitre l’implication des personnels. Une politique, salariale reconnaissant plus largement les efforts accomplis, serait la bienvenue.

A l’heure où le recouvrement de nombreuses cotisations est confié aux URSSAF – ce qui semble être une reconnaissance d’un savoir-faire – rien n’est fait en contre partie pour valoriser et reconnaitre l’engagement des salariés. Tout se fait avec des moyens financiers et techniques dont la courbe d’évolution ressemble à celle d’un encéphalogramme plat.

Cela, n’est plus acceptable.

Cette déclaration est une alerte, une alerte rouge. L’URSSAF ILE DE FRANCE va mal, notre responsabilité est de vous en aviser.

Il faut cesser le colmatage et penser réformes et changements, le bateau prend l’eau !!!!

Réformer les grilles de salaires et réformer les outils sont plus que jamais nécessaires.

Compte rendu CSE du 27/01/2020

Pour cette première séance du Comité Economique et Social (CSE) un ordre du jour un peu allégé mais traitant de divers points vus en 2019 par le CHSCT (maintenant remplacé par la CSSCT).

1°) Article 3 du règlement intérieur sur les conflits d‘interêt

Sujet qui remonte à l’été dernier. La direction n’ayant pas apporté de réponse aux questions formulées en son temps par le CHSCT, la délégation du CSE a considéré à l’unanimité des OS qu’elle n’était pas en mesure de donner un avis.

Rappelons que le fond du sujet est que la direction veut mettre en place un système ou chaque agent déclarerait de lui-même les comptes cotisants sur lesquels il ne veut pas travailler pour cause de conflit (paarents, amis, asso, …).

Trop vague et imprécis, et surtout quelles seront les conséquences si on s’aperçoit après coup qu’on traite un compte dont le gérant est un proche mais qu’on ne l’a pas déclaré au préalable ?

On ne connait pas toujours le numéro de compte Urssaf des gens qu’on fréquente !

Quoi qu’il en soit, nous vous engageons à déclarer de manière très large afin d’être couverts en cas de problèmes.

 

2°) Aménagement de Cergy de Champs

Des modifications par rapport aux plans d’origine, en particulier pour l’accueil sont l’occasion de mettre en lumière ce qui ne va pas dans les nouveaux sites :

Les « mange-debout » installés dans les centres d’accueil sont particulièrement inconfortables voire même dangereux (mal de dos, risque de chute).

L’accès aux locaux du personnel est parfois trop proche de l’entrée du personnel, voire même pas sécurisé et l’on subit des intrusions.

Tout ceci sans compter les « habituels » désordres que nous rencontrons dans nos nouveaux sites : froid, bruit, lumière, pannes d’ascenseur, portes bloquées, pas de RIE, ….

Au-delà du mal que se donnent tous les agents des secteurs immobiliers, il semble que la cause vienne souvent des marchés passés (mauvaise qualité des matériaux, prestations insuffisantes et notamment des contrats de gardiennage trop courts).

Les débats qui s’en sont suivi ont été l’occasion d’élargir sur ces autres sites et des témoignages ont pu être recueillis par des élus qui y sont affectés.

A Lieusaint par exemple, il a pu être mis en évidence que, depuis l’installation, tous n’est pas encore rentré dans l’ordre.

A Saint-Ouen – site ex SSI qui a du être réaménagé pour intégrer l’Urssaf 2020 – on rencontre les mêmes problèmes, aggravés par la situation des agents SSI qui rejoignent un collectif de travail dont ils ignorent tout et pour lesquels les différentes opérations d’intégration (habilitations, connexions, diffusion de l’information) ont du faire l’objet de priorisations.

D’une façon générale, ce qui ressort, c’est la façon dont les agents – qui n’ont rien demandé encore une fois – ressentent un mal-être et un sentiment de manque de soutien face à ces mutations. Et ceci redisons le malgré la peine que se donnent les agents des services support (personnel, immobilier, informatique) dont l’implication n’est pas remise en cause.

5°) Refonte globale des Documents uniques (DUERP)

Un prestataire est recruté pour mener cette réflexion de réforme du document destiné à lister tous les risques auxquels est confrontée l’entreprise.

Cela se traduira entre autres par des visites des locaux et des interviews de salariés.

A suivre donc.

Questions diverses

Modification de l’article 48 de la convention collective : avec la disparition des délégués du personnels, c’est à la personne convoquée à un entretien disciplinaire d’aller solliciter des défenseurs, Nous ne sommes même plus informés.

Si vous avez connaissance dans votre secteur de ce genre de cas, n’hésitez pas à les renvoyer vers nous.

Accord modifiant l’horaire variable et l’aménagement du temps de travailLa CFDT signe

La CFDT, qui était à l’origine de la RTT on s’en souvient, c’est toujours montrée vigilante pour la sauvegarde de cet acquis auquel nous sommes si attachés.

Aussi, lorsque le directeur annonça proposa un aménagement des horaires variables, nous étions partagés.

Qui ne voudrait pas d’une augmentation du nombre de journées de crédits compteur et d’un assouplissement des plages horaires ? Objectivement, ça ne se refuse pas !

Mais que faut ’il accepter en échange ?

Il est clair que la volonté de la direction est de chercher tous moyens de réduire les causes des dépassements d’horaire ; Autant il y a à gagner à cela, mais autant il y a risque à y perdre sur autre chose.

Et de fait, en contrepartie de l’augmentation des crédits et de l’assouplissement des horaires, la direction a mis dans la balance une extension du système du forfait pour les cadres.

Le forfait, pour les cadres niveau 8 et 9, mais aussi pour les inspecteurs et audienciers, consiste à travailler 205 jours par an sans avoir d’horaires imposés pendant ces jours de présence.

Et le moins qu’on puisse dire, c’est que cette négociation s’est trouvée menée à deux vitesses. Autant nous avons pu obtenir la plupart des améliorations que nous demandions sur le versant horaires variables, autant la direction s’est montrée invariablement inflexible pour tout ce que nous demandions comme garanties vis-à-vis du forfait.

A commencer par la demande unanime des organisations syndicales de ne pas inclure les inspecteurs et les audienciers dans ce forfait qui soulève le spectre du volontariat « forcé » et la perspective, bien certaine, de perte en nombre de jours de repos.

Finalement, en nous plaçant devant la situation d’apposer une unique signature pour les deux versants de ces aménagements, la direction nous a conduit à nous questionner sur ce que nous devions-nous faire.

Il nous fallait donc consulter nos adhérents, et le débat qui s’en suivi fut riche, pour arriver à une expression majoritaire :

La perspective de gain sur les horaires variables est trop importante pour y renoncer dans la mesure ou une garantie pourrait être obtenue sur le respect du volontariat pour le forfait et l’assurance que ce système ne conduirait pas à imposer des journées à rallonge pour ceux qui l’adopteraient.

Et c’est ainsi que nous avons signé cet accord tout en émettant des réserves sur les conditions d’application du forfait.

Et nous surveillerons la stricte application de cet accord sur ces deux volets, que les agents puissent réellement aménager leurs journées, et que personne ne soit soumis à une pression pour passer au forfait et ne soit conduit à des journées à rallonge.

En attendant, que chacun profite à son niveau de ses nouveaux horaires dès qu’ils seront déployés.

RETRAIT DE L’ÂGE PIVOT UNE VICTOIRE POUR TOUTES ET TOUS !

Le Premier ministre a annoncé ce samedi 11 janvier le retrait de l’âge
pivot du projet de loi de la réforme des retraites, sous la pression
de la CFDT. C’est une victoire pour toutes celles et ceux qui auraient été
amenés à travailler plus longtemps dès 2022 !

La CFDT a également été entendue sur sa proposition d’une conférence
du financement des retraites. Nous voulons avant tout garantir la pérennité
d’un système de retraite juste et solidaire.

POURQUOI LA CFDT A COMBATTU L’ÂGE PIVOT À 64 ANS ?

La CFDT a toujours dénoncé cette mesure injuste et inutile. L’âge pivot aurait laissé
la possibilité de partir à la retraite à 62 ans, mais avec une décote (une baisse)
définitive de sa pension. Cette mesure aurait lourdement pénalisé les personnes
ayant commencé à travailler tôt ou exerçant des métiers pénibles ou étant au
chômage à l’heure de la retraite. Et pour celles et ceux qui ont des revenus
modestes, cela aurait été la double peine !

La CFDT sera vigilante pour que cette disposition ne réapparaisse pas lors de
l’examen de la loi par le Parlement.

UN RETRAIT PROVISOIRE DE L’ÂGE PIVOT ?
NON, EN AUCUN CAS !

Il est écrit nulle part dans le courrier du Premier ministre que
le retrait de l’âge pivot serait provisoire, explicitement ou
implicitement. Le retrait est acté de façon très claire.

Ce courrier prévoit également un âge d’équilibre dans le futur
système de retraite en 2037, et la CFDT a obtenu qu’il puisse être
individualisé pour tenir compte des carrières longues,
de la pénibilité…

LA CFDT NE BAISSE PAS SA GARDE

Ces deux avancées à l’actif de la CFDT sont encore insuffisantes. Nous allons
continuer de défendre nos revendications pour que le système universel de retraites
réponde aux enjeux de justice sociale avec :

1. une meilleure prise en compte de la pénibilité,
2. un maintien adapté des seniors dans l’emploi,
3. la sécurisation de la transition entre les deux régimes dans les fonctions
publiques,
4. le développement de la retraite progressive,
5. une augmentation du minimum de pension au-dessus des 1000€ prévus,
6. la création d’un Compte épargne temps universel, pour aménager son temps
de travail tout au long de la vie.

Dans son état actuel, le projet de réforme apporte déjà une série de progrès pour
les travailleurs :

un système universel, qui conforte notre retraite par répartition basée sur
la solidarité intergénérationnelle, et particulièrement bénéfique pour tous ceux
qui ont cotisé à plusieurs régimes de retraites ;

• un système de retraite par points, afin de ne plus pénaliser les femmes
et les bas salaires ;

• un système plus équitable envers les travailleurs précaires : chaque heure
travaillée ouvrira des droits à la retraite, alors qu’aujourd’hui tous ceux
travaillant moins de 150h sur un trimestre cotisent mais ne gagnent pas de droits
à la retraite ;

un système de retraite qui rend les droits plus lisibles pour les travailleurs,
avec des garanties sur la valeur du point.

Compte rendu CE du 19/12/2019

1°) Informations et résolutions relatives à l’arrêté des comptes du CE

C’était la dernière séance du CE car au 01 janvier 2020 c’est le CSE qui se met en place.

Les conditions matérielles et administratives de passage ont été étudiées avec le commissaire aux comptes.

Une commission de transfert composée des anciens membres du bureau est mise en place jusqu’au 31 janvier 2020.

Le comité d’entreprise a voté à l’unanimité :

  • Le transfert par absorption
  • Arrêté des comptes au 31/12/2019
  • La création de la commission de transferts du CE en CSE.

2°) Avis sur le rapport du service de santé interentreprise

Avis négatif à l’unanimité du CE vu le manque de suivi médical et administratif du service interentreprise.

3°) Avis sur les modalités d’accomplissement de la journée de solidarité

Avis négatif, seuls les salariés cotisent……

4°) Point sur les conflits d’intérêt

Il est demandé aux salariés de l’Urssaf de déclarer à l’aide d’un logiciel tous les comptes employeurs avec lesquels ils peuvent avoir des liens personnels.

Nous vous engageons à le faire de manière très large afin d’être couverts en cas de problèmes.

5°) Point sur la gestion transitoire des comptes TSA et des producteurs de films

Des formations sont mises en place pour les gestionnaires du 93.

Questions diverses

Le CE regrette que les titres restaurant ne soient pas distribués aux dates habituelles en décembre

Séance plénière du CHSCT du 12 décembre 2019

En préalable la situation à Paris sud a été évoquée.

De nombreux salariés s’inquiètent d’une possible contamination aux punaises de lit lors de leur transfert à Paris Nord.

Madame Destresse et madame Zagar ont tenté de les rassurer, mais nous sommes face à une psychose difficile à déminer.

  • PV du 12 septembre a été approuvé
  • Avis sur l’évolution du SSI

L’ensemble des syndicats ont donné le même avis à savoir le calendrier tardif de mise en place.

  • Réaménagement du Rousseau et Marceau

Rousseau il y a bien que 5 groupes de travail au Rousseau, les plans vont être revus car départ à la retraite (non prise en compte à la demande des intéressés) sur les précédents plans.

Bornes d’accueil à Lieusaint avec des chaises trop hautes ; l’information sera remontée mais choix d’aménagement faits en concertation avec les caisses prestataires.

Les cloisons des salles de travail là aussi choix politique de décloisonner et d’ouvrir.

On ne reviendra dessus que si gros problème.

  • Présentation de la fiche entreprise Rousseau par la médecine du travail

Le CHSCT a souligné l’excellent travail de la médecine interne du travail.

Il est évident que compte tenu des changements en cours cette fiche sera régulièrement mis à jour.

  • Point d’étape sur les travaux 2020

Pas de retard.

Champs sur Marne ; monte le mobilier.

Informatique nationale est sur place.

Pas de retard sur Champs.

Paris sera livré fin d’année ou au plus tard début 2020.

Cergy sera livré début 2020.

Les appels d’offre pour l’aménagement des sites.

Paris sud devra être libéré fin janvier Pas de remise en état général.

Beaucoup de travail pour les équipes de gestion des travaux janvier difficile.

Problème de chauffage à Lieusaint 2eme étage des ingénieurs japonais de Mistsobushi sont sur place.

  • Information sur les aménagements mis en place à Cergy pour l’accueil des collaborateurs SST et la mise en place du pôle relation de service

Point reporté.

  • Information sur le bilan 2019 du collecteur de la PEEC

Bilan égal à lui-même.

  • Présentation de plans rectificatifs pour l’immeuble de Champs sur Marne

Visite à prévoir.

  • Modalités de l’enquête CHSCT pour donner suite à l’alerte transmise sur la DDR78

Report du fait des grèves.

  • Information sur le projet de réorganisation des locaux de la DDR 94 à Créteil après le départ des personnes à Champs sur Marne

La direction n’est pas informée.

  • Questions diverses

– Retour sur la réunion du 29 novembre 2019 en présence du directeur général.

La suite de l’expertise est lancée ; ce sera Créteil, Cergy , Champs sur Marne , PFT ,Paris Nord

Le rapport sera livré en avril 2020.

Mr Malric a souligné l’intérêt de l’expertise.

Bureau d’accueil Nanterre, Maison Alfort ; pas de date d’ouverture.

Vigile à Maison Alfort.