Compte-rendu de la séance plénière du CSE du 1er février 2021

SITUATION DES AGENTS DES EX-CAISSES AGESSA, MDA et SSI

Cette séance exceptionnelle du CSE avait pour thème l’examen de la situation des agents récemment intégrés de ces organismes.

En préalable, la direction nous a communiqué quelques statistiques sur l’état de ces effectifs :

  • 218 agents ex-SSI ont été intégrés au 1er janvier 2020 à l’Urssaf.
    Au premier janvier 2021, il en reste 205 (13 départs en mutation, retraite, …).
    Bien que répartis sur tous les sites, les groupes les plus importants sont dans les sites de l’ex-SSI, à St-Ouen (66 agents) et à Dammarie-les-Lys (35 agents).
  • 57 agents de l’Agessa et de la MDA ont rejoint l’Urssaf entre 2019 et 2020, il en reste 54 au 1er janvier 2021, soit 3 départs.
    Ces agents sont affectés dans tous les sites, avec une petite majorité sur le site de Paris TI (15 agents). 22 du total de ces agents ont été reclassés comme RTR.

Au-delà de cet état des lieux, la séance a été l’occasion pour des agents de témoigner des difficultés qu’ils ont rencontré, et rencontrent encore, plus d’un an après leur intégration.

Les agents des Agessa et MDA, se trouvent dans la situation particulière de devoir encore prendre en charge le travail de l’Agessa, tâche normalement attribuée à l’Urssaf du Limousin, celle-ci n’étant pas encore en mesure de la prendre en totalité.

C’est ainsi que nombre d’agents n’ont pas encore été intégrés dans les formations au SNV2, ni même au métier de gestionnaire de comptes (Oméga).

La direction confirme que le transfert définitif de l’activité se fera en mars, et que le cœur de la formation interviendra à ce moment-là.

Elle indique que les actions de formation entreprises depuis janvier / février ne sont qu’une appropriation progressive du métier d’Urssaf et qu’elles seront bien complétées par une réelle formation de 4 mois.

Les agents de l’ex-SSI, quant à eux, sont dans une situation un peu différente dans la mesure où ils connaissent déjà des bases de la législation, raison pour laquelle – nous dit la direction – leur formation est un peu allégée pour prendre en compte la compétence qu’ils maîtrisent déjà.

Ils ont cependant d’autres contraintes, comme la présence de certains aux PRS, qui leur impose de répondre à des questions sur le RG, législation que, du fait de leur ancienneté, ils ne maitrisent pas alors qu’ils connaissent la législation TI.

Qui plus est, pour les agents du PRS de St-Ouen déjà confrontés à tant d’autres difficultés, s’ajoute la contrainte de devoir tenir aussi le point d’accueil de Nanterre, ce qui s’ajoute à leurs difficultés.

 

Mais, au-delà de ces problèmes spécifiques à leur historique, tous ces agents rencontrent les mêmes difficultés :

  • Intégration en pleine crise sanitaire, qui n’est facile pour personne, mais qui n’a pas facilité la prise de contact avec leur nouvel employeur.
  • Retards à l’attribution des habilitations informatiques.
  • Absence de formation à la prise de fonction, formations parfois assurées par des collègues déjà saturés de travail.
  • Retour sur site lors des premiers déconfinements compliqué par l’absence des autres collègues. D’où difficulté à fonder un nouveau collectif de travail et sentiment d’être ignoré du reste de l’Urssaf.

A ces difficultés, s’ajoutent celles ressenties par tous les urssafiens, mais amplifiées pour des agents qui n’ont pas le même vécu :

  • Déménagement dans le cadre du projet Urssaf 2020 dans des locaux déserts.
  • TAD plus durement ressentis pour ces agents qui ne sont pas encore montés en compétence sur leur nouveau métier ou leur nouveau régime.
  • Difficulté à appréhender les subtilités de la gestion RH, dont ils ignorent le vocabulaire, devant la saturation de Watrh.

Encore une fois, il n’est que difficilement compréhensible que de tels problèmes persistent et surtout perdurent plus d’un an après leur intégration.

De même il est difficile de comprendre comment il se fait que les mêmes constats soient faits que pour les précédentes intégrations de personnels : CCVRP, Pôle Emploi, Urssaf de Melun.

Aucune leçon n’aurait-elle été prise de cet historique ?

En réponse à ces témoignages, la direction pense engager un travail sur l’évolution de la formation pour rechercher un équilibre entre les compétences des ex-SSI selon leur métier et le besoin du recouvrement.

Espérons que cette ambition se concrétise pour le bien de nos collègues.

Pour ce qui est des difficultés liées à la gestion RH, la direction nous indique avoir rappelé le circuit Watrh sur MyUrssaf après les observations que nous avions déjà faites en CSE à ce sujet.

C’est une bonne chose, bien évidemment, mais il est plus qu’urgent que tous les postes de correspondant RH soient pourvus dans chaque site.

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