Formation professionnelle : Accord gagnant pour les salariés

 

La négociation sur la formation professionnelle continue s’est achevée par un accord, signé par la CFDT, la CFTC et la CGC. Nous obtenons de nombreuses avancées, qui mettront chaque salarié en meilleure situation pour peser sur son avenir professionnel.

Voici les principales dispositions de cet accord :

1/ Une garantie individuelle d’accès à la formation :

L’accord prévoit que tout salarié n’ayant pas eu de formation pendant 4 ans pourra y accéder de plein droit la 5ème année, pour consolider ou acquérir de nouvelles connaissances (La loi prévoit 6 ans).

2/ Un lien renforcé entre formation et rémunération :

La CFDT souhaitait que les formations dites de « développement des compétences » soient clairement liées à l’attribution de points de compétences. Sur ce point, le chemin est en partie parcouru : Un échange, formalisé par écrit, aura lieu avec la hiérarchie avant que la formation ne se fasse. Cet échange permettra de définir la manière dont les compétences acquises seront traduites dans la rémunération.

pste-cfdt.org

Quant aux CQP (certificats de qualification professionnelle), ils seront désormais attachés, dès leur création, à un niveau minimum de rémunération auquel aucun organisme ne pourra déroger. C’est d’autant plus important que de nouveaux CQP verront le jour au cours des prochains mois et des prochaines années.

3/ Une meilleure reconnaissance des Tuteurs :

La prime de tutorat est revalorisée. Elle passe de 5 à 7 points par mois, par personne tutorée. Elle peut ainsi s’élever à 1816 € annuels (252 points maxi/an), contre 1297 € (180 points) précédemment.

Par ailleurs, l’accord élargit le champ des actions de formation pour lesquelles les tuteurs peuvent percevoir la prime de tutorat. Hier, seules les formations institutionnelles étaient concernées. Désormais, toutes les formations supposant de l’alternance et une certification seront concernées.

Sur un nombre de tuteurs estimé à 3 500 dans le régime général, seuls 40 % bénéficiaient des primes de tuteurs. Leur nombre sera largement augmenté dès que l’accord sera agréé.

 

 

4/ Des publics prioritaires qui seront aidés :

Les salariés de niveau 1 à 2 de la classification, sans qualification, bénéficieront de plein droit de l’abondement financier de l’employeur dès lors qu’ils souhaitent suivre une formation qualifiante.

Ces dispositions s’appliquent dans les mêmes conditions pour les salariés des niveaux 1 à 3 de la classification étant sous contrat à temps partiel contraint de moins de 24 heures/semaine (principalement dans les Ugecam).

5/ Des nouveaux outils mis à disposition :

  • Le droit à l’information : Au plan national, l’Ucanss développera un outil Internet accessible à tous les salariés. Ce site permettra à chacun de mieux connaître les possibilités offertes en ce domaine.
  • L’entretien professionnel : Tous les deux ans, il permettra de faire le point sur un éventuel projet professionnel, les souhaits – ou les opportunités – de mobilité professionnelle, les besoins d’accompagnement-formation, les moyens à engager (bilan de compétence, CPF, période…). Cet échange sera contractualisé par écrit.
  • Le bilan de compétences : Dans le régime général, chaque salarié a la possibilité d’engager sur son temps de travail un bilan de compétences externe, financé par l’employeur. Les résultats de cette démarche (dont il est seul détenteur) peuvent l’aider à s’orienter sur un projet professionnel.
  • Le droit au conseil en évolution professionnelle : Sous l’égide de l’INF (ex CRFP), des conseillers seront formés pour renseigner les salariés quant à d’éventuels projets professionnels : métiers à privilégier, démarches, dispositifs de formation à mobiliser…).
  • Le « passeport formation » : Bien qu’il ne soit pas encore bien défini par l’accord, un « passeport de formation et de compétences » individuel sera créé. Chaque salarié aura la responsabilité de sa tenue et de son utilisation.
  • Les CE locaux : Désormais pourvus de missions renforcées, ils devront mener à intervalles régulier des négociations sur la gestion des emplois et des compétences, ainsi que sur les priorités pluriannuelles du plan de formation.

Cet accord est un accord gagnant pour les salariés.
Il améliore sur de nombreux points les dispositions prévues par la Loi.

Il vise à faciliter l’accès de tous à la formation et à rendre plus aisée
la construction de projets professionnels.

La CFDT se mobilise dans toutes les instances
pour garantir sa mise en place
.

 

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