Loi Travail : Véronique Descacq

La secrétaire générale adjointe de la Cfdt estime que le texte ne créera pas d’emploi, mais assurera une sécurité aux travailleurs.

Nouvelle journée de mobilisation contre la loi Travail. Le 9 mars dernier, entre 200.000 et 400.000 personnes avaient manifesté dans les rues de France. Depuis le texte à été modifié. Une évolution qui satisfait la Cfdt qui n’appelle pas à manifester pour demander le retrait du texte. Le secrétaire général de la centrale, Laurent Berger, dénonce une « mobilisation fourre-tout ». Mais quatre sections syndicales, ne suivent pas les consignes et vont participer à la mobilisation. Une situation qui n’inquiète pas Véronique Descacq, secrétaire générale adjointe de la Cfdt : « On partage tous le même point de vue, y compris ceux qui sont dans la manifestation : peser pour que ce texte change et s’améliore ». Elle rappelle que le syndicat l’a déjà fait pour permettre la modification du texte une première fois.

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Les militants qui vont descendre dans la rue « sont inquiets », confie Véronique Descacq. « Certains pensent qu’il faut aller le dire dans la rue, mais il y en a aucun qui demande le rejet du projet ». Et c’est ce paradoxe que souligne Véronique Descacq, car en manifestant, les militants vont venir grossir les rangs des partisans du retrait du texte, CGT au premier rang.

Il y a également un écart entre la Cfdt et Force ouvrière puisque son patron, Jean-Claude Mailly a lancé à Laurent Berger que son action n’était « pas du syndicalisme, mais de l’accompagnement ». Il est vrai que pour le moment, la Cfdt a signé toutes les réformes du quinquennat, au risque de passer pour un syndicat gouvernemental. « C’est faux, car de tout temps, la Cfdt sait s’engager quelle que soit la couleur du gouvernement quand les réformes vont dans le bon sens, et elle sait s’y opposer lorsqu’elle n’est pas d’accord », affirme Véronique Descacq.

La Cfdt estime que ce projet de réforme n’aura pas d’effet macroéconomique qui permettra de créer des emplois. « C’est ce que dit le gouvernement, mais il se trompe ». En revanche, ce texte, tel qu’il est réécrit « permet de sécuriser les parcours de l’ensemble des travailleurs. Le compte personnel d’activité permet également de sécuriser les « uber », les nouvelles formes d’emplois », précise Véronique Descacq qui ajoute qu' »il y a une mesure très efficace pour lutter contre la précarité et c’est pour ça que l’on ne veut pas le retrait du texte ».

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