SEANCE PLENIERE DU CSE DU 18 NOVEMBRE 2020 – DECLARATION PREALABLE

Depuis la séance plénière du 9 juillet qui nous avait valu de faire – déjà – une déclaration préalable sur les conditions de ré ouverture des centres d’accueil, et malgré nos diverses interventions tant sur le sujet de l’accueil physique que sur celui de la téléphonie, nous recevons de nouvelles alertes.

A un moment où le re confinement renforce la nécessité pour les salariés d’être écoutés, on déplore que le contraire se passe. Tout semble indiquer qu’une rupture de la communication s’aggrave dans les sites, aussi bien aux Comptes qu’au Contentieux et dans les PRS où  l’on demande de faire du renfort téléphonique, en plus des tâches habituelles.

Si nous comprenons bien la nécessité d’être à l’écoute de nos cotisants, les conditions dans lesquelles se passent ces renforts sont abusives.

Nous voyons des agents sommés de se rendre sur site pour assurer des rendez-vous téléphoniques alors même que cela peut se faire en TAD, ces agents étant par là même privés de la possibilité de prendre leurs jours de TAD alors que la direction dans le même temps ne cesse de ré affirmer le droit au TAD pour tous.

Lors de la mise au point faite lors de la dernière séance du CSE, la direction a affirmé que le renfort téléphonique restait une opération limitée dans le temps (jusqu’à la fin de l’année nous avait-on dit), or il ne fait que s’amplifier, laissant craindre qu’il ne devienne permanent.

On vise le taux de décroché coûte que coûte, la qualité de la réponse passe après, et pendant ce temps-là les stocks explosent. Mais après, c’est nous qui devrons assumer la relation au cotisant insatisfait.

Nous voyons également les accueils rester ouverts, et les derniers incidents qui se sont produits montrent que parfois la situation échappe avec le risque que ça comporte sur la santé des agents au vu de la circulation non maîtrisée du virus.

Nous avons bien entendu le message gouvernemental concernant le maintien des missions de services public, mais est-ce que cela veut dire que l’accueil physique doit être maintenu en cette période ? N’existe-t-il pas d’autres moyens pour nos cotisants pour nous contacter et obtenir un rendez-vous ?

Nous comprenons bien la logique qui a conduit à la création des PRS, mais nous avions exprimé que ce n’était pas le bon moment, en pleine restructuration géographique, déjà perturbante pour les agents, avec :

  • l’intégration des agents des ex-caisse SSTI, dont l’accueil pour nombre d’entre eux a été loin d’être parfait, suivi de cette crise sanitaire qui n’a aidé pour personne à re tisser un nouveau lien social.
  • Sans oublier le volet formation qui devait accompagner ces réformes, grandement perturbé lui-aussi par la situation. En effet, beaucoup d’agents ont changé de métiers

Nous comprenons bien que le pilotage de l’entreprise impose de réagir à des situations nouvelles et imprévues, mais encore faut-il en tirer toutes les conclusions. Avec la pérennisation de l’accueil téléphonique, et l’inscription d’une nouvelle tâche dans le référentiel emploi des agents, une redistribution des portefeuilles est nécessaire.

Le climat social, déjà morose auparavant, et qui n’a fait que se détériorer avec la mise en place d’Ur 2020, était déjà devenu désastreux avec la 1re vague du Covid. Il ne fait qu’empirer lors de cette 2nde vague.

Stop ! C’en est trop, la coupe est pleine et les dernières mesures pour le renfort téléphonique sont la goutte d’eau de trop !

Nous demandons, un véritable retour au volontariat pour ces dispositifs, et un véritable respect du droit au télétravail pour chaque agent. Droit qui soit dit en passant est devenu une obligation ces jours-ci, faut-il le rappeler ?

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